vendredi, 01 février 2008
Refus d'un nouveau referendum sur le traite européen
Je m'oppose à la tenue d'un nouveau referendum sur le traité européen signé au mois de Décembre 2007.
La vertu essentielle dont doivent être parés les actes politiques, et dont ils ne peuvent se passer, est la responsabilité.
Le vote de 2005 a refusé, non seulement le volet III du texte originel, mais aussi l'esprit général de l'ensemble du texte, mais aussi l'esprit général avec lequel il avait été constitué, mais aussi les conséquences d'un traité quel qu'il soit, mais aussi la perte pour les états libres des décisions par nature leur appartenant. Mais aussi les questions primordiales du préambule, sur lesquelles nous ne passerons pas.
Il est donc entièrement inexact de prétendre, comme l'a fait Valéry Giscard d'Estaing, que les opposants de 2005 s'opposaient seulement à ce volet III, modifié depuis, mais les données générales et particulières des différents contextes ne permettant pas de toute façon d'organiser des garanties sociales viables et crédibles. Ce serait par ailleurs laisser croire que le campagne de 2005 pour le Non au referendum fut menée par les seules préoccupations mises en avant par les dirigeants du Non de Gauche, multiple erreur.
La responsabilité et la crédibilité des pouvoirs sont dernièrement engagés sur cet acte : il n'est pas question d'accepter les conséquences ni l'application de ce Traité, dont l'acceptation par ceux qui sont en charge constitue, au bas mot, un acte de trahison.
Il n'est pas question de dissimuler le résultat du referendum par une prétendue autre version du texte initial, dont la décision se jouerait au sein du club des chefs d'états et de leur immédiat appareil.
Il n'est pas question de frauder la qualité de l'acte électoral exprimé, ni de surcroît la gravité de nature, entre autres par son caractère inhabituel, qui est celle d'un referendum. Or le referendum a déjà été tenu.
Le referendum a été tenu. Il a été reconnu, et son résultat doit être et ne peut être que sans réplique.
Par conséquent, la question à résoudre aujourd'hui n'est pas, pour les opposants au traité, de demander la tenue d'un nouveau refendum, attitude qui donnerait raison à ceux qui trahissent le résultat exprimé.
Plus encore, une telle attitude ouvrirait la voie vite aboutie au chaos, qu'aucune décision émanée d'un scrutin ne saurait revêtir valeur pleine et entière ni caractère suffisant ni force définitive. Ce serait la dissolution de l'existence, dans leur forme bonne ou mauvaise, des Institutions ainsi que de l'ordre général assurant comme il le peut, l'existence de la Société elle-même.
Le Corps politique a choisi de décider par-dessus les décideurs. Il a choisi de trahir sa mission et de faillir à la bonne marche des Institutions qui lui ont été confiées et dont il n'est pas propriétaire.
Il a choisi l'intérêt étranger et trahi l'intérêt du pays qui le supporte, et cet intérêt-là n'est ni discutable ni appréciable à raison, ni susceptible d'arrangement ou de calcul, ou de posture de couloir, ni et il est bien triste qu'il faille le dire, de soumission aux idéologies mondialistes ou à quelque idéologie que ce soit.
Il revient à chaque Français, qu'il se soit prononcé ou non pour l'une ou l'autre réponse au moment du referendum, de constater que les pouvoirs en fonction et le Corps politique ont rompu leur mission et d'en tirer les conséquences.
Pour ma part, j'affirme illégal le traité conclu, comme non conforme à l'intérêt en cause, et comme trompant par nature fondamentale l'indépendance ineffaçable du Pays, constitutive de son existence, non seulement sur la scène des états libres, mais de son existence tout court.
16:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité européen et referendum


