mercredi, 12 novembre 2008
Giscard s'oppose aux éoliennes
C'est une ancienne habitude chez Giscard : lancer des pavés dans la mare, ressurgir inopinément à intervalle régulier dans le paysage médiatique et surtout où on ne l'attend pas. Quel objectif particulier expliquerait secrètement cet intérêt pour les affreux moulins-à-vent ? J'ai bien quelques idées, mais je les garde pour moi...
Leçon de polyvalence aux dirigeants peu brillants de la vie politique contemporaine ? A Fillon d'annoncer aujourd'hui que la croissance de 2009 sera proche de zéro (comme la politique du gouvernement...), et à Giscard de retenir l'attention sur un sujet crucial.
Et s'il n'avait choisi la vie politique, Giscard aurait pu être poète. Ne rêvait-il pas d'être écrivain, plaçant Flaubert, que son grand-père, le Sénateur Jacques Bardoux, l'un des hommes politiques influents de son Temps avait connu, en tête de ses références ? Il est vrai que chez les Giscard, les références familiales ne sont jamais bien loin. Les raisons données par l'ancien président ont en effet tout du poète : "En France, nos paysages ont inspiré bon nombre de peintres et de poètes. Il est donc très important de protéger ce patrimoine."
Aujourd'hui en France publie "le coup de colère de Giscard contre les éoliennes". Et c'est de bon augure pour ceux qui s'insurgent devant l'apparition de ces piquets surréalistes. Les mensonges répétés de la porpagande médiatique tous azimuths ont enfonçé dans le crâne des habitants d'Europe de l'Ouest que ce système de fabrication d'énergie serait la solution de demain. La solution à quoi ? On n'a d'ailleurs pas attendu la réponse, et les éoliennes surgissent, saccageant (était-ce voulu ?) le paysage aux quatre coins de l'Europe.
Mon opposition aux éoliennes est entière. C'est avec plaisir que je vois Giscard s'avancer sur ce front. Alors qu'il vient de préfacer le livre de Jean-Louis Butré, "L'imposture", (Editions du Toucan), il sera l'invité ce soir du colloque organisé par l'Institut Montaigne sur ce sujet.
Lorsqu'il déclare : "la population concernée devrait être consultée"... Je ne puis m'empêcher de songer à de plus graves enjeux pour lesquels on a fait peu de cas de l'avis sorti des urnes... Et la consultation sur les éoliennes, je n'y suis pas favorable.
D'abord, tout le monde est concerné, pas seulement celui qui habite à proximité. Ensuite, quel débat aujourd'hui peut-il voir le jour et se dérouler sereinement ? Sans suivre le rail autoguidé, puis la conclusion dont les décideurs auront convenu ?
La solution commence ailleurs. Ce sont des limites qu'il faut imposer au monde dirigeant, afin qu'il ne déporte pas au gré de son caprice ou de sa recherche brouillonne de solutions aux problèmes qu'il ne maîtrise pas, le pouvoir limité qui lui est confié. Rapporté à la question du jour, ce principe fondamental à instaurer consiste à ne pas saisir l'espace et la vie réelle pour champ d'expérience du futur ou des lubies, ou des intérêts, de quelques puissances en mal de bonnes idées.
09:16 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éoliennes, environnement, giscard, énergies renouvelables



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