mardi, 29 juillet 2008
Un livre à lire

Voici un charmant livre dont je conseille la lecture.
Publié en 2007 aux éditions La Fabrique (Fnac 7 € ), je l'ai lu dans l'hiver, et il me semblait pendant près de la moitié de sa lecture, qu'il correspondait à ce que pouvait penser une partie de la Droite traditionnelle éclairée, s'il en existe... Souvent, depuis de nombreuses années, sans s'en rendre compte, des familles de pensée très éloignées réfléchissaient de façon voisine oeuvraient même souvent dans le même sens... Mais non, il a bien été rédigé par une équipe se situant plutôt du côté de l'altermondialisme... Peu importe, leurs conclusions pertinentes, même si je partage pas toute leur analyse, méritent le détour.
18:13 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 juillet 2008
Concombres russes et réchauffement
L'une des causes du réchauffement et du chamboulement climatiques se trouvent dans la production légumière intensive de Sibérie. Le géant russe abasé près du littoral sibérien les cultures qui servent à alimenter cet immense pays. Mais la culture nécessite des moyens correspondant au climat : le froid atmosphérique nécessite un chauffage intensif des serres, en raison d'un seuil bien plus bas que dans les régions à température... non sibérienne !
La masse d'air chaud ainsi provoquée par le chauffement des serres, chauffement d'autant plus important que le froid est grand et que ce "potager" est quasiment d'échelle continentale, est un facteur considérable de réchauffement, contribuant, par sa proximité avec la zone des glaciers, à la fonte de ceux-ci...
Mon boulanger m'a raconté ceci voici quelques mois, pour avoir regardé une émission nocturne consacrée à ce phénomène. Il est nécessaire que le plus grand nombre fasse pression sur les gouvernants afin que la menace climatique, qui n'est pas seulement une menace, mais le résultat déjà constaté d'un dérèglement grave, dépassant les variations cycliques, soit empêchée à la source. A côté des causes majeures de réchauffement et de perturbation climatique et naturelle, comme de la pollution, les mesures secondaires lentement mises en place et dont la population assure l'essentiel, par le tri, notamment, sont tristement insuffisantes.
15:08 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, environnement, russie
mardi, 22 juillet 2008
Omniprésents portraits
Une semaine de plus de gavage : couverture de Paris-Match, couverture de Point de Vue, couverture de VSD, avec pour ce dernier, remplaçant Carla, Pal Sarközy, le père du président.
Celui-ci avait pourtant déclaré voici trois semaines : "je ne veux pas profiter de la situation de mon fils" et cette déclaration était tout à son honneur. Pour cette raison principalement, c'est Madrid que ce jeune homme de quatre-vingts ans, d'une réelle élégance et charmeur en diable, avait choisie pour sa première exposition de peinture. Pal Sarközy de Nagy-Bocsa qui avait autrefois voulu peindre, avait mis son art de côté pour se consacrer à la carrière de publicitaire.
Il est légitime de se demander si dans les derniers mois précédant son élection, l'actuel président n'a pas grossi un peu son trait d'identification avec sa famille maternelle, afin de faire passer à l'arrière-plan, de faire croire, même, qu'il l'avait rejetée, l'origine hongroise paternelle ceci afin de se forger une image moins identifiée avec celle de la Droite riche, arrogante et bien née, telle que l'opinion se la représente, soit entendu. Si en effet, il a toujours été très proche de sa mère, il semble cependant avoir voulu atténuer le trait, que sa préparation à devenir président avait amené les Français à connaître : le nom de la famille Sarközy est plus long qu'il n'apparaissait, et elle est issue de la petite noblesse hongroise.
Malgré le peu de choses que l'on connaisse de cette famille, - et tout ce que l'on en dit semble peu établi - le père de celui qui occupe actuellement les locaux de la république est un aristocrate et un élégant homme. Sa réputation de séducteur est peut-être l'une des clés qui peuvent permettre de comprendre à la fois la destinée de son fils et le désir de celui-ci d'occuper sur la place publique et auprès du "public" un rang débordant au-delà de son rôle politique.
15:50 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille présidentielle, presse, personnalités
vendredi, 18 juillet 2008
livres
Quelques autres livres récemment parus, qui illustrent le débat sur les menaces que représente le Net tel qu'il se construit, s'utilise, ou se laisse utiliser... Nous y reviendrons d'ici quelque temps.

scali

Payot

Dunod
13:59 Publié dans Internet et les nouveaux pièges de la Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet
dimanche, 06 juillet 2008
l'invitation du président syrien est une insulte
Je me souviens de l'émotion considérable qui a gagné tout et tous : j'écoutais à la radio, on repassait en boucle le récit des ces attentats qui frappaient d'autant plus qu'ils étaient les tout premiers de cette ampleur et de cette nature, les premiers attentats suicides à frapper une force militaire. On sentait, ceux du moins qui étaient sensibles à la question militaire et c'était mon cas, qu'on venait d'entrer dans une phase nouvelle et qu'un tabou était tombé. Ces soldats appartenaient à la Force Multinationale de Sécurité, envoyée par l'ONU.
Dans la chambre que j'occupais en haut d'un immeuble derrière la rue de Rivoli et de laquelle on apercevait un bout de l'ancien Hôtel Intercontinental, j'écoutais, consterné pour les conséquences que ces événements pouvaient avoir pour l'avenir en général de l'Armée Française, et en particulier pour le maintien de sa présence au Liban qui semblait remis en cause voire impossible. Avec la crainte que les courants défavorables à l'Armée française s'emparent de cette occasion pour exiger le retrait des forces françaises, là-bas, et ailleurs.
On parlait en boucle du dévouement du Lieutenant de La Bâtie, mort de ses blessures dans cet attentat, et on repassait la déclaration sobre et digne de son père : "il a fait son devoir".
Puis, je me souviens, tandis que la radio parlait, avoir dit à haute voix : "Aujourd'hui je suis fier d'être Français". On venait de diffuser la déclaration de François Mitterrand qui s'était rendu sur place, à Beyrouth, annonçant que la France ne renoncerait pas :
" La France est, et restera, fidèle à ses traditions et à son Histoire. En servant, ici au Liban, elle ne défend pas autre chose que la paix".
D'un seul coup, je sentais que j'appartenais à une France, nouvelle peut-être et certainement, différente de ce qu'elle avait été jusque là, mais qui par-dessus cette différence révélait superbement une forme d'essentiel sacré qui transcende les générations.
Deux ans plus tard, je m'envolais pour six mois au Liban Sud, au sein des Casques Bleus français de la Finul. J'avais croisé au début de mon service militaire le Capitaine Ménard, qui avait perdu presque la totalité de sa section du 1er RCP dans l'attentat du Drakkar, et le Major Bouchenafa (depuis devenu officier après une carrière prestigieuse), qui avait servi à la sécurité de la Résidence des Pins à Beyrouth (la résidence des ambassadeurs de France).
Il n'est pas normal que des relations diplomatiques, par ailleurs parfaitement logiques, entre la France et la Syrie, soient confondues avec la fête nationale - et je dis ceci bien que la fête du 14 Juillet n'évoque rien pour moi - cette fête étant une occasion militaire où l'on rend honneur traditionnellement aux unités de l'Armée Française, très fières d'être désignées pour y participer et descendre les Champs-Elysées.
Au surplus, cette cérémonie du 14 Juillet cette année est placée sous l'égide du 60° anniversaire des Opérations de Maintien de la Paix, c'est à dire des Casques Bleus qui depuis 1948. Ces Casques Bleus qui ont reçu le prix Nobel de la Paix en 1988, recueilli en leur nom par Javier Perez de Cuellar.
Décidément, c'est bien la volonté de tout choquer, de tout heurter, qui anime aujourd'hui tout geste de ceux qui dirigent cette sombre époque.
23:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : casques bleus


